AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 TAKE IT ALL AWAY (R.)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: TAKE IT ALL AWAY (R.)   Mar 12 Jan - 18:16



Lorsque finalement, après son discours qu'il avait trouvé drôlement pathétique, Everlee lui proposa de rentrer avec elle, Arthemis fut tellement surpris par sa réaction, qu'il ne trouva absolument rien à dire. S'il aurait été un peu plus raisonnable et surtout, un peu plus sobre, il était sûr et certain qu'il se serait soudainement mis à chercher des excuses et des prétextes pour ne pas le faire, alors qu'en réalité, c'était tout ce qu'il voulait ; la suivre, rester auprès d'elle, même s'il n'espérait rien d'autre de cette soirée. En tout cas, c'était ce dont il essayait de se convaincre, depuis qu'ils avaient quitté le bar et qu'ils marchaient dans la ruelle sombre, sans se dire un mot. En quelques minutes à peine, l'ambiance entre eux était devenue plus tendue et surtout, quelque peu maladroite. C'était tellement inhabituel. Ils avaient toujours été très complices, très ouverts l'un envers l'autre, et cette soudaine gêne qui s'était installée, rendait Arthemis incroyablement nostalgique de l'époque où tout était plus facile pour eux. Le trajet fut de courte durée ; l'appartement de la jeune fille était assez proche du bar et ils en semblaient soulagés tous les deux. Jetant quelques regards furtifs à Everlee, alors qu'ils entrèrent à l'intérieur et qu'elle alluma les lumières, il finit par se racler la gorge, lui lançant un petit sourire légèrement enjoué, histoire de cacher à quel point toute cette situation le troublait. « Merci encore de m'héberger chez toi... C'est très... très joli et puis ça me semble bien confortable. » fit-il en désignant le canapé d'un petit mouvement de tête. Tout était tellement étrange et ça ne leur ressemblait en rien. Cette séparation, ce temps qu'ils avaient passé chacun de son côté, tout cela semblait avoir chamboulé leur façon habituelle de se comporter l'un avec l'autre. Pourtant, malgré tout ce qu'il pouvait se dire pour essayer d'expliquer sa nervosité, Arthemis ne parvenait à rien et il n'était pas difficile de voir qu'Everlee devait sûrement être dans le même état.

L'effet "relaxant" de l'alcool se dissipait bien trop vite à son goût. Ne se sentant plus aussi à l'aise qu'il y a quelques dizaines de minutes, Arthemis était déjà en train de se demander s'il avait bien fait de lui dire tout ce qu'il avait sur le coeur et si elle n'avait tout simplement pas eu pitié de lui. S'avançant d'un pas légèrement hésitant dans la pièce, il ne put retenir un léger rire, en voyant les piles de cartons, éparpillées un peu partout dans les coins du salon. « Toujours aussi fan du rangement, hein ? » certes, ce n'était sans doute pas la meilleure façon de lancer une conversation (il se demandait d'ailleurs s'il avait vraiment besoin d'en lancer une) mais, mine de rien, il voulait détendre l'atmosphère et il n'avait rien trouvé d'autre à dire. « Tu sais, je voulais que tu saches... » enchaîna-t-il, en se passant une main dans les cheveux, un peu nerveux. « Maintenant que je commence à devenir un peu plus... sobre... je m'en veux vraiment que tu aies dû me voir dans un état pareil. C'était... c'était nul de ma part. Franchement, je n'aurais jamais pensé que nos retrouvailles puissent se dérouler ainsi... » réalisant alors qu'il en avait dit un peu trop, Arthemis se mordit la lèvre inférieure et préféra détourner le regard. Sans le vouloir, il venait de lui avouer que malgré le fait qu'il était parti, il espérait la revoir. Trop de choses avaient changé et il lui a fallu la perdre pour réaliser à quel point elle comptait à ses yeux...
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: TAKE IT ALL AWAY (R.)   Mer 13 Jan - 6:15


Je ne comprenais pas ce qu’il se passait. Tout était si étrange, si silencieux, si tendu entre nous deux que je réalisais très difficilement que c’était le Arthemis que j’avais connu depuis toutes ces années qui étaient réellement à mes côtés. Celui avec qui il était normal de rire, de se sentir bien. Notre complicité semblait s’être volatilisée tout d’un coup depuis qu’il était parti. Exactement comme la première fois qu’il était revenu. Pour la première fois depuis que j’étais arrivée à Beddgelert, la minime distance entre le British Lion et mon appartement me sembla étrangement longue. Moi qui d’habitude me plaignait de la vitesse à laquelle passait mes moments avec le garçon, j’aurais voulu pour une fois que l’horloge passe à la vitesse supérieure. Que le malaise s’efface, que l’on retrouve la facilité et cette gaminerie qui définissait si bien notre relation autrefois. Je voulais entendre Arthemis rire de cette façon si simple et enfantine qu’était la sienne. Je voulais pouvoir me laisser aller en sa présence. Ressentir la chaleur entre nous deux, cette même chaleur que je sentais lorsque mes lèvres se posaient sur les siennes. Je ne réalisais pas réellement ce qu’il se passait à l’instant, ni où nous allions réellement avec cette soirée, mais ce que je savais par dessus-tout c’est que j’étais drôlement heureuse qu’elle ne se termine pas. Tommy tout seul au bar, moi marchant en compagnie de ce garçon qui faisait battre mon cœur plus que tout, le silence lourd et pesant, le froid qui s’attaquait à ma peau trop peu couverte – mon manteau d’hiver faisant bien lorsque j’étais à Londres mais qui était quelque peu trop printanier pour la température ici – je n’attendais maintenant que le moment où j’entrerais enfin dans la chaleur si artificielle de cette nouvelle maison qu’était la mienne.

Une fois entrée, toutes lumières allumées et ce manteau qui n’en ait pas réellement un, je ne savais plus tout à fait ce que je devais faire ou encore ce que je ne devais pas faire. Après tout, qu’était-il approprié de faire avec un garçon qui n’était techniquement plus notre petit ami et qui nous avait laissé seule à des kilomètres de la, mais qui malgré tout nous avait embrassé et nous avait clairement fait comprendre qu’il s’était ennuyé? La situation était trop complexe et ambiguë pour que j’arrive ainsi à décider ce que je pourrais faire. « Y’a pas longtemps que je suis arrivée. Disons que je donne aux boîtes encore un bon trois mois, jusqu’à ce que je me tanne. » Il souriait, je souriais, pourtant je n’avais pas l’impression que le malaise était plus parti pour autant, au contraire. J’avais plutôt l’impression que l’on ne cherchait qu’une manière désespérée de combler le silence qui se faisait de plus en plus froid entre nous deux, malgré la chaleur qui avait regagné mon corps depuis que j’étais à l’intérieur. Me décidant finalement à m’installer sur le canapé, j’invitais Arthemis à prendre place à mes côtés et j’espérais qu’il ne s’installe pas trop loin de moi. « Ne t’inquiète pas, je te jure. Je me foutais un peu de comment elles se passeraient, tant qu’il y en avait tu sais.. » J’étais surprise qu’il m’avoue qu’il espérait lui aussi me revoir un jour. Après tout, il n’avait laissé aucun signe d’une telle envie de part son départ il y a quelques semaines jusqu’au fait qu’il ne m’ait donné jusque là aucune nouvelle. « Je ne savais pas que tu espérais me revoir.. Enfin je veux dire.. rien ne me laissait croire que tu le voulais.. » Je m’en voulais d’être aussi franche tout en étant aussi maladroite avec les mots. J’aurais réellement voulu revenir à se temps où tout était facile, spontanée. Je détestais devoir penser chacune de mes paroles avant de les lui dire, comme si j’avais peur de la réaction qu’il pourrait avoir. Près mais toujours trop loin de moi, je m’approchais encore un peu plus de lui, aillant l’impression d’être celle qui avait but plutôt qu’Arthemis et je ne pus m’empêcher de caresser ses cheveux qui depuis la dernière fois avaient légèrement poussé. Il était beau, plus beau que jamais même si les signes de ses boissons du soir se faisaient paraître sur son visage. « Je voudrais avoir la chance de t’embrasser encore et encore et que cette soirée ne s’arrête jamais.. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: TAKE IT ALL AWAY (R.)   Ven 29 Jan - 4:12


Do you know where your heart is ?
Do you think you can find it ?

Bien qu'il n'avait aucune envie de s'auto critiquer une fois de plus, de se répéter à quel point il avait été lâche et idiot dans cette histoire, Arthemis ne put s'empêcher de se mordre la lèvre inférieure et de baisser les yeux, évitant le regard d'Everlee, lorsqu'elle lui fit part de sa surprise concernant ce qu'il venait de lui avouer, quelques secondes plus tôt. Bien sûr qu'il espérait la revoir. Bien sûr qu'il avait envie de la retrouver, d'avoir la chance de plonger son regard dans le sien, d'écouter sa voix et de la regarder sourire, toujours aussi fasciné par sa beauté et sa grâce, malgré le temps qui s'écoulait et en dépit d'une certaine tristesse qu'il pouvait lire dans ses magnifiques yeux. Il l'avait deçu et il en était parfaitement conscient. Mais pour la première fois depuis longtemps, il se sentait bien. Apaisé, parce qu'elle était à ses côtés. Sa présence le rassurait et parvenait même à étouffer tous les doutes et toutes les questions qui continuaient de fuser dans sa tête. C'était une chance qu'il n'aurait jamais pensé avoir. Une opportunité qu'il n'avait pas l'intention de laisser filer, pas cette fois. Un sourire se dessina sur ses lèvres, alors qu'elle se rapprocha de lui et glissa ses doigts dans ses cheveux. S'il aurait été un chat, il était sûr et certain qu'il aurait commencé à ronronner. Arthemis ferma les yeux, les sourcils légèrement froncés afin de chasser les pensées idiotes qui continuaient de défiler dans sa tête. Il fallait vraiment qu'il arrête de penser...

« Moi aussi... » murmura-t-il, un sourire en coin malicieux aux lèvres, posant ses mains sur le visage d'Everlee et se penchant lentement vers elle, afin de l'embrasser. Cependant, au dernier moment, il se ravisa et s'écarta de quelques centimètres, reprenant un air plus sérieux, bien que ses yeux sombres continuaient de briller. « Et je voudrais aussi... je voudrais qu'on recommence. Ou du moins, qu'on essaie. Je sais que tu n'as probablement plus confiance en moi, après tout ce que j'ai fais... Mais si tu pouvais juste... y réfléchir... et peut-être me donner une deuxième chance ? » proposa-t-il, laissant son index courir sur la joue de la jeune femme. Il connaissait les traits de ce visage par coeur, et pourtant, il savait qu'il ne s'en lasserait jamais de la regarder, de la contempler telle une œuvre d'art ; la plus belle qui puisse exister. Elle avait toujours été la seule, l'unique, mais il n'avait même pas réussi à le comprendre, jusqu'à ce qu'il la perde et qu'elle ne fasse plus partie de sa vie. C'était un vide que rien ne pouvait combler, la preuve, même l'alcool ne l'avait pas aidé, ce soir, car la seule qui occupait ses pensées était Everlee, avant même qu'il ne la voie derrière le comptoir du bar. « J'essayerai de me racheter du mieux que je pourrai... » rajouta-t-il, sa voix retrouvant quelques notes taquines, alors que ses lèvres rejoignirent enfin les siennes pour un tendre et doux baiser, comme s'il avait entre les mains la fleur la plus délicate du monde. Cela faisait du bien, de ne plus se sentir aussi maladroit et mal à l'aise. Jamais il n'aurait dû douter, puisque tout était si simple et évident avec Everlee. Il l'aimait. Il avait essayé de se mentir pendant de longues années, à l'époque où il vivait encore à Londres. Mais il ne pouvait pas mentir à son coeur. Un coeur qui avait eu raison depuis le début et qu'il avait fait l'erreur de ne pas écouter. Laissant le baiser devenir un peu plus passionné, il passa une main derrière la nuque d'Everlee afin de l'attirer contre lui. « Je t'aime, Ever. » Ces mots lui échappèrent malgré lui, pourtant, il n'en ressentit aucune honte, aucun regret. La seule peur qu'il pouvait avoir, à cet instant précis, c'était de la réaction de la jeune femme. Qui, d'ailleurs, venait d'interrompre le baiser et avait replongé ses yeux dans les siens. Redoutant qu'elle ne l'avait pas entendu, ou peut-être était-ce plus pour se rassurer, Arthemis se racla la gorge et prit sa main dans la sienne, la serrant doucement, dans un geste presque protecteur, comme pour lui montrer qu'il n'avait plus l'intention de la laisser. Plus jamais.
[Tout d'abord, vraiment désolée pour l'affreux retard. Embarassed Et pour le post médiocre également. Laughing]
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: TAKE IT ALL AWAY (R.)   Lun 1 Fév - 9:25

Quelques semaines. Quelques semaines avaient suffit pour que le couple « Everlee/Arthemis » ne se détruise et rentre dans la catégorie de la majorité des couples qu’étaient celle qui finissait toujours par se séparer. J’aurais voulu que l’on évite d’entrer dans cette masse, dans cette normalité. J’aurais voulu que lui et moi, ce soit différent de tout ce que l’on connait. Parce que pour moi, il était différent de tout ce que j’avais jamais connu. Le seul dont j’étais jamais tombée amoureuse. Et qu’il soit là, à côté de moi, après tout ce qui s’était passé avant, je ne savais pas ce que ça voulait dire, où nous en étions, où nous allions. C’était le brouillard le plus complet, et je voulais que nous en sortions le plus rapidement possible. J’avais cet énorme besoin que ce soit comme avant, simple. Oui, simple. Mais rien autour de moi ne me rappelait « nous. » Cet endroit n’était pas celui que nous avions l’habitude de fréquenter, mon appartement n’était pas à mon image, encore moins à la sienne. Comme si ce n’était pas encore tout à fait « chez moi. » Mais je suis contente qu’il soit là. Je parle trop, je le sens. Mais pas assez. C’est encore gênant. Il évite mon regard et j’arrive pas à savoir ce à quoi il pense à ce moment. Mais la situation peut basculer en une seule et simple seconde.

Ses quelques paroles planent dans l’air juste avant que je ne le sente s’approcher de moi et tout d’un coup, je sens cette chaleur qui manquait s’installer entre nous. Quelque chose d’apaisant, de réconfortant, de connu. Quelque chose de bien pour une fois. Je sens sa main qui caresse ma joue et ses mots qui font battre mon coeur. Ceux que j’attendais, ceux que j’espérais depuis tellement longtemps que je ne croyais même pas possible qu’il vienne un jour. « Tout ce que je veux, c’est toi. » J’étais prête à lui accorder une deuxième chance. Évidemment que j’étais prête. N’étais-je pas venue pour ça après tout? N’étais-je pas partie de Londres pour venir m’installer dans ce trou perdu tout simplement pour lui montrer à quel point il me tenait à coeur et combien ne plus l’avoir dans ma vie était douloureux? Rien ne pouvait être mieux que ses lèvres sur les miennes de nouveau, se contact qui m’avait manquer, ce besoin qui était finalement comblé après toutes ses semaines passées. Je laissais mes lèvres savourer de nouveaux les siennes, comme si c’était la première fois qu’elles les découvraient. Je voulais que ce moment reste graver tel qu’il était dans ma mémoire, me souvenir de la saveur de chaque baiser, de la sensation de chaque caresse. « Je t’aime Ever. » Ses quelques mots murmurés, je n’arrivais tout simplement pas à y croire. J’avais envie de répondre que je l’aimais aussi, parce qu’après tout c’était une vérité des plus simples pourtant, je n’arrivais qu’à me remparer de ses lèvres alors que je sentais mon coeur s’affoler dans ma poitrine. Pourtant, une seule image me vint en tête alors que je profitais de ce moment. Une autre fille profitant de ce moment à ma place. Une blonde. L’image d’Ilyana me resta gravée tellement longtemps que je fus contrainte d’arrêter ce baiser. Je ne savais pas pourquoi je pensais à elle maintenant, alors que tout devenait mieux, quelque chose d’agréable. Je devais réellement avoir le don de gâcher les bons moments..

« Il n’y a pas une seule seconde depuis que tu es parti que je n’ai pas pensé à toi.. » Ma phrase laissé incomplète, j’avais la certitude qu’on pouvait sentir le changement de ton dans ma vie. Moins complice, moins confiante. Je m’en voulais d’engager cette route, pourtant une partie de moi m’y forçait. Il était parti alors que je lui avais dit que je ne voulais pas qu’il le fasse. Ici, il y en avait une autre. Et je ne savais pas ce que ce soudain revirement de situation voulait dire. « Est-ce que c’est vraiment ce que tu veux.. ? » Je ne voulais pas la mentionner clairement, je ne pouvais pas. Pourtant, son image restait toujours aussi claire dans ma tête, comme un rappel de ce qu’il avait fait, et ça me faisait mal. J’avais réussi à faire taire cette voix qui me disait qu’Arthemis aimait toujours cette autre fille, mais maintenant qu’il me confirmait le contraire elle semblait ne plus vouloir s’arrêter. Il était là devant moi, à vouloir se faire pardonner, à vouloir nous redonner une chance, et moi je ne pensais qu’à une chose, qu’il n’était peut-être pas sincère. Je ne savais pas ce qui s’était passé depuis qu’il était parti, ce qui avait bien pu arriver entre elle et lui depuis le temps. L’avait-elle rejetée lorsqu’il était allé la voir? Était-il non seulement été la voir? Devenais-je simplement un prix de consolation pour Arthemis? Je savais au fond de moi qu’il n’était pas comme ça, que ce n’était pas son genre, mais un doute s’était faufiler dans mon esprit et à l’instant, il m’était impossible de l’effacer. « Je ne veux pas être ton second choix.. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: TAKE IT ALL AWAY (R.)   Lun 15 Fév - 5:53

Les yeux clos, il sentit son coeur devenir plus lourd dans sa poitrine. Comme si, soudainement, un poids énorme venait de s'écraser contre lui. Une douleur presque insoutenable le tiraillait face à l'évidence qui venait de le frapper en plein fouet ; il comprit que la seule femme qu'il avait jamais aimé ne lui faisait plus confiance et doutait de sa sincérité. Elle avait cependant tous les droits du monde de réagir de la sorte. Arthemis avait commit des erreurs ; beaucoup trop, même. Il était responsable de la situation dans laquelle il se trouvait à cet instant même, assis face à Everlee, si proche de lui et pourtant tellement lointaine. Il n'avait jamais jugé nécessaire de parler d'Ilyana avec elle. Ça avait toujours été un sujet qu'il cherchait à éviter, sans doute trop effrayé par sa réaction, ou son propre manque de confiance dont il ne parvenait toujours pas à s'en débarrasser. Le simple fait d'évoquer son prénom était pénible, il y a quelques mois à peine. Incertain, hésitant et absolument pas sûr de ses décisions, Arthemis avait été suffisamment bête pour croire que toute amitié pouvait, un jour ou l'autre, se transformer en amour. Que la complicité qui liait deux jeunes gens, surtout si c'était depuis leur enfance, était plus forte que tout ce qui pouvait exister en ce monde. Rien ne pouvait justifier les choix qu'il avait fait. Seulement, à ce moment précis, plus que jamais, il savait qu'il avait été aveugle. Il n'avait cessé de se contredire, de chercher, de se mentir à soi-même. Alors que la seule dont il avait besoin ; la seule sans laquelle il ne pouvait plus imaginer sa vie, avait été à ses côtés pendant tout ce temps. Bien plus proche qu'il ne l'avait cru. « Je ne vais pas te mentir en disant que je suis revenu ici uniquement à cause du restaurant. » prit-il enfin la parole, laissant toutefois ses mains sur le visage de la jeune fille, et plongeant ses yeux dans les siens.

« Depuis tout petit, je pensais qu'Ilyana et moi... nous étions faits pour être ensemble. Nous étions les meilleurs amis du monde. Et j'étais persuadé qu'un jour, elle et moi, nous finirions en couple. Je n'avais jamais pris la peine de me dire à quel point c'était cliché et banal. Mais surtout, je n'avais jamais cherché à comprendre que ce n'était pas ce que je voulais, en réalité. Je me répétais que c'était le destin et j'avais fini par y croire. Et puis... et puis je t'ai rencontré. » murmura-t-il en esquissant un sourire presque rêveur, se rappelant avec une précision impressionnante leur toute première rencontre. « T'étais assise toute seule à cette petite table, dans le café, et tu enlevais les copeaux de chocolat sur ta glace. T'étais tellement concentrée, t'aurais vu ta tête. La première chose que j'ai pensé, en te voyant, c'était que tu étais folle. » avoua-t-il, sur un ton de confidence, avant de rire légèrement. « J'ai passé sept ans à le nier, alors que je l'ai su dès l'instant où j'ai posé mes yeux sur toi. Sept ans à refuser d'accepter une vérité pourtant si simple et évidente, tout simplement parce que j'étais un trouillard et que j'étais persuadé que tout ce que j'entreprenais dans ma vie, tournait à l'échec un jour ou l'autre. » il s'interrompit durant quelques instants, perdu dans la contemplation de son visage. Il était en train de lui ouvrir son coeur, comme il ne l'avait jamais fait auparavant. Malgré cette forte connexion qui les avait toujours liés, il n'avait pu se confier ainsi, se dévoiler, faire tomber les masques, arrêter de se cacher derrière l'humour. C'était comme s'il lui tendait son coeur, battant au creux de sa paume, lui offrant tout ce qu'il avait à offrir. « J'ai perdu tant d'années sans t'aimer, sans ressentir pleinement le bonheur d'être à tes côtés... Je ne veux plus perdre un seul instant, à présent. Tu n'es pas mon second choix, Ever. Je ne suis pas là, parce qu'Ilyana m'a rejeté. Je suis là parce que... C'est toi. Ça a toujours été toi. Tu es tout ce que je veux. »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: TAKE IT ALL AWAY (R.)   Jeu 18 Fév - 2:49





Je ne savais pas ce que je voulais entendre de la part du garçon désormais. Quelque chose me disait que je devais lui faire confiance, comme je lui avais fais confiance toutes ses précédentes années, où il avait été mon meilleur ami, mon confident et puis mon amoureux. Le garçon qui avait su prendre plus que n’importe qui une telle importance dans ma vie que ça m’effrayait. Oui, je l’admettais, ça me foutait les jetons de savoir et de voir à quel point Arthemis représentait la grande majorité de ce qui m’importait dans la vie. Tellement important, que j’étais prête à mettre tout le reste de côté seulement pour lui. Et je l’avais fais. Il était à côté de moi, à chercher ses mots et je retenais les larmes de couler le long de mes joues. J’avais jouer franc jeu. Ce n’était pas nouveau, depuis la première fois où je lui avais dit « je t’aime » il y a de ça près de deux ans, j’avais toujours joué franc jeu. J’avais réalisé que si je n’étais pas honnête envers lui, ou encore pire envers moi-même, j’allais le regretter. Aujourd’hui, il devait être honnête avec lui-même, honnête avec moi. À la fin de notre relation, j’avais presque eu l’impression de sentir ce combat en lui à savoir ce qu’il ressentait. Et je ne voulais pas ressentir ce même combat, je ne voulais pas avoir à me battre, je n’aurais pas dû avoir à me battre avec un fantôme. Mais la réalité se trouvait là devant moi, et impatiemment j’attendais le verdict de la partir. À savoir si oui ou non, j’étais en mesure de « gagner » le coeur du garçon, pour de bon cette fois.

« Je ne vais pas te mentir en disant que je suis revenu ici uniquement à cause du restaurant.. » Je sentis le moton me monté à la gorge, refoulant du mieux que je le pouvais les larmes qui pouvaient se montrer à tout moment. Je n’avais pas envie d’avoir cette conversation maintenant mais je savais que nous le devions. Le moment avait été constitué de haut et de bas depuis mon arrivée au bar et inévitablement, il fallait passer par cette case. Il m’avait dit qu’il m’aimait et je voulais pouvoir lui dire que je l’aimais en retour, c’était la seule et simple vérité. Mais j’avais besoin d’être sûre qu’au fond, j’étais la seule. Je ne voulais pas retourner avec lui si autrement, c’était d’une autre qu’il avait envie. Je l’écoutais raconter ce qu’il pouvait bien dire sur Ilyana, bien qu’une partie de moi ne voulait pas savoir à quel point il avait pût être proches plus jeune, ou combien fort ils avaient pût s’aimer. Pourtant, les phrases ne prenaient pas le sens que j’imaginais qu’elles allaient prendre. Étonnamment - même si je devais être la seule à m’en surprendre encore après cette soirée - tout revenait vers moi. Notre rencontre. Je n’avais pu m’empêcher de lâcher un petit rire entre deux reniflements qui étaient traîtres de mon envie continue de pleurer. « J’ai toujours détesté le chocolat. » rajoutai-je d’une petite voix, aillant momentanément l’impression de couper le garçon dans son élan. Je ne voulais pas l’arrêter, je voulais tout savoir, du fond de sa pensée. Je n’étais qu’un peu plus soulagée d’entendre sa voix de nouveau prendre la distance aussi minime soit-elle entre nous. « J’ai passé sept ans à le nier, alors que je l’ai su dès le moment où j’ai posé mes yeux sur toi. Sept ans à refuser d’accepter une vérité pourtant si simple et évidente, tout simplement parce que j’étais un trouillard et que j’étais persuadé que tout ce que j’entreprenais dans ma vie, tournait à l’échec un jour ou l’autre. » J’étais émue. Avec Arthemis, j’avais vécu toute la gamme d’émotion possible. Il m’avait fait rire, il m’avait rendu heureuse, il m’avait frustré par moments aussi et il avait même réussi à me briser le coeur, peut-être sans le vouloir. Mais c’était la première fois que je le voyais s’ouvrir autant à moi, la première fois que je pouvais réellement sentir son coeur parler, la première fois peut-être qu’il acceptait les choses comme elles étaient, indéniables. « Je ne veux pas être un échec dans ta vie. Je ne veux pas que tu te lèves un matin en te disant que nous sommes passés à côté de quelque chose. Je ne veux pas me lever un matin sans toi à mes côtés. »

Je laissais mon regard bleu s’éternisé dans celui d’Arthemis, laissant les secondes s’écouler sans même que je ne me demande s’il avait quelque chose d’autre à ajouter. Mes yeux étaient pleins d’eau et j’avais beau sentir quelques larmes couler le long de ma joue, je m’en fichais. Même si je pleurais, j’étais bien. Je passais mes deux mains sur son visage, caressant tendrement sa joue, juste avant que sa voix ne s’élève de nouveau. Ma confirmation, elle était là. Il me l’a tendait comme il n’avait jamais su le faire auparavant. Et je la saisissais avec presse, aillant en tête que c’était peut-être maintenant ou jamais. Qui le savait? J’avais perdu Arthemis assez longtemps pour savoir que je ne pouvais pas vivre un jour de plus sans sa présence, son sourire, sa douceur et son amour dans ma vie. Il m’était essentiel. « Je t’aime Arthemis. Je t’ai toujours aimé. » Sans attendre une seconde de plus, j’approchais mon visage du sien et laissait mes lèvres s’emparer des siennes, les dévorer, comme si cela lui prouverait un peu plus l’amour que j’éprouvais pour lui. Rien de ce moment n’était à changer. Tout avait été parfait, comme lui.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: TAKE IT ALL AWAY (R.)   Jeu 11 Mar - 16:32

A cet instant, Arthemis ne savait pas ce que l'avenir lui réservait. Il ne savait même pas s'il était capable de gérer le restaurant de son père, comme ce dernier l'avait toujours souhaité. Il avait toujours tendance à se sous-estimer, que ce soit dans sa vie professionnelle ou dans sa vie amoureuse. Il était constamment en train de se poser des questions, mais il ne doutait toujours que de lui. Était-il suffisamment bien pour Everlee ? Ne méritait-elle pas mieux ? Se demander ce genre de choses était difficile, pourtant, il finissait toujours par y revenir. Ses pensées l'entraînaient toujours vers le fond et il en avait plus qu'assez. Surtout que, de toute évidence, il venait enfin de comprendre qu'Everlee l'aimait, elle aussi et que contrairement à Arthemis, elle ne se posait pas autant de questions. Il fallait qu'il arrête de se compliquer la vie et de chercher des réponses qui étaient simples. Rien de sa vie n'avait été aussi évident que l'amour fou qu'il éprouvait pour la jeune femme assise en face de lui. Et jamais il ne s'est senti aussi apaisé et sûr de lui, que lorsqu'il glissa une main dans ses cheveux, répondant avec tendresse à son baiser et l'attirant un peu plus près de lui. Lui non plus, il ne voulait pas avoir de regrets et se dire qu'ils ont fait une erreur en ignorant ce feu qui était en train de les dévorer tous les deux. C'était un sentiment bien trop fort, trop doux et trop fougueux à la fois. Il savait ce qu'il voulait, ce dont il avait toujours rêvé, ce qui pouvait faire de lui l'homme le plus heureux du monde. Il voulait qu'Everlee soit à ses côtés et ce, pour toujours...

Mais à ce moment là, tout ce qui lui importait, c'est ce soir. Il avait déjà fais la bêtise de vivre en s'accrochant au passé, il ne souhaitait surtout pas recommencer en se projetant trop dans l'avenir. Vivre dans le présent et profiter de chaque instant, c'était son but. Passant ses bras autour de la taille d'Everlee, il l'entraîna avec lui en se laissant tomber sur le canapé, un sourire malicieux aux lèvres et les yeux brillants, comme ceux d'un petit gamin à Noël. Ça lui avait manqué, ces petits moments de complicité qu'ils partageaient à Londres, ces instants où ils n'avaient pas besoin de mots pour se comprendre.
« Je ne te laisserai plus jamais toute seule. On repartira à Londres, si tu veux, parce que je m'en fiche de l'endroit où je suis, tant que je suis avec toi. » lui confia-t-il dans un murmure, avant de l'emprisonner dans son étreinte et de l'embrasser. Il n'aurait pas pu demander mieux que ce qu'il était en train de vivre et de ressentir maintenant. Pour la première fois de sa vie, il pouvait dire avec exactitude ce qu'était le bonheur et c'était de serrer dans ses bras la femme qu'il aimait. Prolongeant le baiser et glissant ses mains sous le haut d'Everlee, Arthemis ne put s'empêcher d'esquisser un autre sourire. Il s'était encore menti, au British Lion, en se disant que s'il allait chez elle ce soir, il serait un sage petit garçon. C'était tout simplement impossible, dans de telles conditions, mais aucun des deux n'avait l'intention de s'en plaindre...
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: TAKE IT ALL AWAY (R.)   

Revenir en haut Aller en bas
 

TAKE IT ALL AWAY (R.)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
GRAVITY • Set me free :: Under the moonlight :: Last breath-