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 ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do

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MessageSujet: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 4:39

Déclinez votre identité, étranger...
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Nom, Prénom(s) : ELEAZAR LYSANDRE, GRAHAM.
Age : Il a l'air d'un homme de trente ans, en a trente-six en réalité.
Lieu de naissance : Édimbourg, Écosse.
Emploi ou occupation : Pour l'instant, personne ne sait ce qu'il fait. D'après les rumeurs qui courent depuis quelques jours, il aurait acheté un bâtiment abandonné et l'aurait entièrement restauré. Dans quel but, ça, personne ne peut le dire.


Mais on aimerait vous connaître un peu plus...
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Particularités (habitudes, manies, goûts) :

- Bien avant sa transformation, Eleazar était quelqu'un de très impulsif et colérique. Cependant, il ne lui arrive que très rarement d'élever sa voix et vous ne le verrez jamais balancer tout ce qui se trouve à sa portée, sous une vague de colère. Au contraire, il restera silencieux, si calme que vous en aurez les frissons, car le bleu glacé de ses yeux ne vous trompera pas ; tout en ayant l'air serein, son regard trahira toutes ses émotions et vous comprendrez bien vite qu'il serait capable de vous tuer, avant même que vous n'ayez eu le temps de faire un geste... Un conseil ; si vous tenez à votre vie, évitez de l'énerver.
- Il déteste qu'on lui pose des questions. Comme il le dit si bien, la curiosité est un défaut qui mène l'être humain à sa perte. En conséquence, il ne parle pas (ou très peu) de lui et n'évoque jamais son passé. Il n'aime pas non plus les gens trop bavards. Les conquêtes trop indiscrètes qui jacassent sans arrêt finissent généralement avec la nuque brisée.
- Intelligent et rusé, Eleazar sait quand il faut rester discret pour se protéger. Toutefois, avec un caractère déjà bien difficile à gérer dans sa vie d'humain, sa nature de loup le rend d'autant plus dangereux et imprévisible. Il est donc capable de causer autant de dégâts durant la pleine lune, que pendant le restant du mois. Et pour cause, ce qu'il aime par-dessus tout, c'est le jeu. Traquer, terroriser, paralyser sa victime - véritable prédateur malgré sa forme humaine, il se fera un plaisir de laisser dominer ses instincts. Et ce n'est que lorsque l'ennui le rattrapera, que les cris et les appels au secours de son petit jouet le lasseront, qu'il l'achèvera, juste après lui avoir susurré quelques mots doux à l'oreille.
- Eleazar ne se contente jamais d'effacer tous les indices et toutes les traces qui pourraient mener les chasseurs ou les autorités locales jusqu'à lui. Malin et particulièrement machiavélique, il les fait tourner en bourrique et les guide vers d'autres loups, piégeant ainsi les plus jeunes et inexpérimentés dans le but de leur "donner une bonne leçon".
- Inutile donc de dire qu'il n'est pas très apprécié parmi ses semblables, et plutôt craint et évité par les humains qui le trouvent bien trop mystérieux. Malgré ça, Eleazar reste tellement persuasif et bon comédien, qu'il peut gagner la confiance des plus cyniques et soupçonneux, se faisant passer pour un être délicat, innocent et ignorant.
- Fourbe à souhait, vicieux et pervers, il avoue aimer le conte du Chaperon Rouge, à la fois chagriné et amusé par le fait que beaucoup n'y remarquent pas les allusions et les métaphores fort suggestives. Le rôle du Grand Loup lui va, par ailleurs, comme un gant. Un glissement de regard, l'esquisse d'un geste, un soupir tourmenté ; et les voilà toutes à ses pieds, en redemandant toujours, espérant découvrir les sombres secrets de son esprit anxieux et paradoxal. Si douces, si naïves... Si fragiles sous ses mains meurtrières.
- Ignorant l'existence de la plupart des sentiments tels que la pitié, la compassion ou l'amour, Eleazar n'est pas prêt de changer ses habitudes et sa personnalité. En revanche, il lui arrive de désirer une chose qu'il ne peut pas avoir, jusqu'à ce que cela se transforme en une obsession maladive. Une attraction destructrice, excessive, intolérable, le rendant à la fois fort et vulnérable, monstrueux et attentionné. Vous l'aurez donc compris, le jeune homme est lunatique et ses changements d'humeur peuvent en déstabiliser plus d'un.
- Eleazar joue très bien de la guitare, bien que personne ne soit au courant de ce talent musical qu'il ne dévoile jamais. Préférant souvent le silence et la solitude, il ne laisse personne entrer dans sa vie et nombreuses sont les choses qu'on ignore à son sujet.



Bien ! Et à part ça ?
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Pseudo : TSSSSS...
Célébrité de l'avatar : JONATHAN RHYS MEYERS.
Commentaires ? Je suis barge, mais sinon, tout va bien.


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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 4:39

Votre vie semble fort captivante !
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SIXTEEN YEARS AGO...

Je sens son regard sur moi ; ses yeux d'un vert émeraude me détaillent, me guettent, m'observent avec une attention exagérée qui finit par m'agacer. Poussant un bref soupir, je daigne enfin à relever la tête des papiers que je tiens entre mes mains. Des papiers importants, qui méritent toute ma concentration. « Je peux t'aider, peut-être ? » lance-je d'un ton désinvolte, alors que Jane esquisse un sourire ; fière d'avoir pu attirer mon attention. Gracieuse, telle une ballerine sur la scène, elle fait quelques pas dans mon bureau, avant de s'approcher de la table et de s'installer sur le rebord, plongeant son regard dans le mien. « Tu sais, ça fait deux ans qu'on travaille ensemble et je ne t'ai jamais demandé comment t'en es arrivé là. » Elle est belle. M'installant plus confortablement dans mon fauteuil, je prends mon temps pour caresser les traits de son visage de mon regard, les yeux légèrement plissés. Elle ressemble à une poupée de porcelaine, mais je ne me sens pas d'humeur à jouer. C'est donc avec une expression absolument neutre, insensible à son charme dont elle abuse, dans l'espoir de me soutirer des informations, que je lui adresse un sourire empli de sarcasme. « Je ne sais pas, Jane. En faisant des études de droit, peut-être ? C'est ce que font les avocats. » Elle ricane et j'ai comme l'impression qu'elle se sent incroyablement vexée. Pauvre petite chose. « Et si tu arrêtais de me prendre pour une imbécile ? Tu as fugué d'une maison d'adoption à l'âge de douze ans et tu as vécu dans la rue... pour se retrouver, des années plus tard, en tête d'un bureau juridique et faire partie des avocats les plus réputés de l'État. » Je sens mes poings se crisper, submergé par la colère, mais je parviens à rester de marbre. Ainsi donc, cette petite fouine a décidé de jouer aux détectives privés. « C'est curieux... » je murmure, dans un souffle à peine audible, me rapprochant d'elle et posant ma main sur son menton délicat. « J'ai beau me creuser la tête, je ne me souviens pas de t'avoir parlé de tout ceci. » et c'est sans que je le veuille (ou presque) que je resserre mon étreinte, savourant presque la peur qui se reflète soudainement dans ses yeux. « C'est vrai, je... je me suis permise de regarder ton dossier, il y a quelques jours, quand tu n'étais pas là. Mais si je l'ai fais, c'était uniquement pour... enfin... je voulais m'assurer que tu... » les mots meurent dans sa bouche, avant d'avoir le temps de franchir la barrière de ses lèvres pulpeuses. Je regrette son assurance et son audace d'il y a quelques secondes. Elle n'est plus qu'une petite biche prise au piège. « Que je quoi ? Que je ne fais rien d'illégal ? Que je ne suis pas un psychopathe ?... Que je ne te jetterai pas par la fenêtre de mon bureau parce que tu as osé fouiller dans des affaires qui ne te regardent pas ? » « Eleazar, tu me fais peur. » m'avoue-t-elle dans un chuchotement fébrile, tremblante comme une feuille. Non sans une certaine brutalité, je la repousse. Elle m'ennuie tellement. « Sors de mon bureau, maintenant. Et ne t'avise plus à fouiner dans mes dossiers. Tu pourrais le regretter... Oh, et Jane ? Évite d'évoquer ce qu'il vient de se passer, dans le futur, d'accord ? » elle veut me répondre, mais n'en trouve ni la force, ni le courage. Toujours aussi faible et vulnérable, elle acquiesce, titube, tourne les talons et quitte la pièce précipitamment, alors que mes lèvres s'étirent dans un sourire satisfait. Je sais déjà qu'elle ne saura pas tenir sa promesse... mais ce constat est loin de m'inquiéter, car à tous les coups, elle s'en sortira perdante dans ce jeu exaltant. Et je m'en réjouis d'avance...

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FOURTEEN YEARS AGO...

Une odeur nauséabonde me chatouille le nez. Elle est tellement forte et désagréable, que je me mets à tousser. Je tente d'ouvrir les yeux, de voir, de comprendre. Mais la lumière est aveuglante et je plisse les paupières, me protégeant le visage avec mes mains. Je réalise alors qu'elles sont couvertes de sang et les bribes de ma nuit me reviennent. Un parc, la nuit, une silhouette, des cris affolés. Le goût de sang dans ma bouche. Je me retourne vivement sur le flanc, à la fois tourmenté par cette amnésie soudaine et dégoûté par les sensations qui me submergent et quelques images qui défilent dans ma tête. Je me rends compte qu'une jeune femme est assise à mes côtés, sur le lit où je suis allongé et qu'elle tient dans ses mains un chiffon. Le chiffon qui dégage cette fameuse odeur si répugnante - l'ammoniaque diluée, cette chose dont on se sert généralement pour "réveiller" une personne inconsciente. « Est-ce que ça va ? » me demande la fille, m'observant d'un air anxieux. Je suis pourtant sûr de ne pas avoir l'air de quelqu'un qui se sent parfaitement bien. Avec un grognement douloureux, j'essaie de m'asseoir sur le lit. Les forces me manquent ; je m'écroule lamentablement, tremblant de fatigue. Je suis faible. Je déteste ça. « Qu'est-ce que... où suis-je ? » je prends enfin la parole, regardant avec une certaine nervosité les murs d'un doré pâle, sur lesquels sont accrochées des croix et des images représentant les saints. Je n'aime pas cet endroit. J'ai l'impression qu'il me rend encore plus malade que je ne le suis déjà. « En sécurité. A l'église. » me répond-elle avec un sourire rassurant, mais je ne me sens pas apaisé. Je sais qu'elle n'est pas sincère. Je le sens ; la peur, le doute, les émotions contradictoires qui se reflètent dans ses grands yeux. J'ai envie de partir. De quitter ce lieu le plus vite possible. « Père Julian vous a retrouvé ce matin, pas loin d'ici. Vous aviez l'air souffrant... » poursuit-elle et je devine déjà pourquoi elle a l'air si soucieuse et fronce les sourcils. « Je n'ai vu aucune blessure. Des cicatrices, mais aucune plaie, alors que vous étiez couverts de sang. » « Et...? » rétorque-je, lui lançant un regard significatif. « N'avez vous donc pas peur ? Ne vous sentez-vous pas coupable de m'avoir amené dans la maison du Seigneur ? » pour toute réponse, elle m'adresse un regard empli d'une telle tristesse, que je m'en sens retourné. Je ne sais pas encore si je la déteste ou si j'ai pitié d'elle. Elle est jeune, fort jolie, mais le désespoir de son regard et sa fragilité la rendent irritante. « J'ai déjà connu des personnes comme vous. De pauvres gens qui étaient dans le même état. Vous avez besoin d'aide... Ne la refusez pas. » je ricane. Croit-elle vraiment aux stupidités qu'elle est en train de raconter ? Je pourrais la dévorer ici-même. Lentement, je finis par m'asseoir sur le lit, me rapprochant ainsi inévitablement d'elle. Je la sens se raidir, dérangée par ma proximité. Fermant un instant les yeux, je respire son parfum. La vanille, un mélange d'innocence et de pudeur ; j'ai envie de rire à gorge déployée, lui reprochant cette vie sans intérêt. Même si je la tuais, ce ne serait pas une grande perte. Son existence m'a l'air bien misérable. Mais les saints me fixent d'un air presque accusateur et les murs de cette église me perturbent. « Vous vous trompez. Je n'ai pas besoin d'aide. Merci quand même de m'avoir hébergé dans ce lieu "sûr", cette nuit... » lance-je avec sarcasme, avant d'éclater de rire. Les forces me reviennent. Je ressens enfin cette énergie qui coule dans mes veines. Je suis fort. Je suis capable de tout. Elle cligne des yeux, abasourdie, effrayée. Me prend-elle sans doute pour un fou. Du revers de ma main, je caresse sa joue. « Quel gâchis. » je marmonne sous mon nez, me perdant dans la contemplation de son visage encore un brin enfantin. Sa respiration s'accélère et je souris davantage. Mais je ne la tue pas. Je n'en éprouve ni l'envie, ni le besoin. D'un bond gracieux, je me lève du lit et disparais aussitôt à l'extérieur, passant par la fenêtre ouverte. C'est comme si j'étais né à nouveau. Je suis débordant d'énergie et j'ai un désir soudain d'explorer d'autres horizons. De quitter le pays. Plus rien ne me retient. Plus rien ne m'effraie. Je suis un jeune loup-garou que rien ne peut arrêter... Enfin, sauf peut-être quelques affaires que je dois encore régler ici.


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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 4:40

Votre vie semble fort captivante !
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« Tu es quoi ? » je répète la même phrase depuis déjà trois fois. Les mêmes mots franchissent mes lèvres, mais je refuse toujours d'y croire. J'ai l'impression d'être coincé dans un mauvais rêve, une hallucination à laquelle je tente vainement d'échapper. Phényx me regarde attentivement, ses yeux couleur chocolat au lait trahissent un certain malaise. Je lutte, j'essaie d'y décerner l'ombre d'un sourire, un éclat d'amusement, mais je n'y vois rien. Rien du tout. « Tu m'as promis de ne pas paniquer. » me rappelle-t-elle, tout en se tortillant les doigts, nerveuse. « Tu es le premier... enfin, le seul à qui je l'ai dis. Et ce n'est pas quelque chose de facile à avouer, alors... » Je commence à rire, en devenant presque hystérique. J'aimerais lui dire qu'elle est folle. Qu'elle délire et qu'il faut l'enfermer dans un hôpital psychiatrique. Pourtant, ses paroles me paraissent imprononçables. Son regard est tellement sincère et triste à la fois, que je ne peux me résoudre à lui dire tout ce que je pense. Je repense alors à tous les articles que j'ai vaguement lu dans les journaux. Tous ces meurtres, ces disparitions. Ces photos répugnantes des corps sauvagement mutilés qu'un ami reporter m'a montré. Des attaques animales, disait-on. « M'enfin, comment est-ce que... Ce que tu me dis est impossible. Je vis dans un monde de fous, un monde où plus rien ne me surprend. Mais... ça ?... » elle déglutit, déçue, mais elle ne semble pas aussi vexée que je le pensais. Elle s'attendait sans doute à une telle réaction. Qu'espérait-elle entendre, en me confessant, après une nuit torride, qu'elle était un loup-garou ? Je n'étais certainement pas la personne la plus équilibrée et saine d'esprit de ce monde, mais je n'avais pas encore perdu la raison. « Je comprends. Tu dois sûrement me prendre pour une cinglée... pour tout te dire, je le pensais moi-même, quand tout cela est arrivé. Le pire dans tout ça, c'est que... je ne sais même pas qui en est responsable. Je n'ai jamais pu voir son visage... » je ne l'écoute que d'une oreille. Elle s'égare, perdue dans ses pensées et j'ai vraiment l'impression d'écouter le monologue d'une tordue. Rien de ce qu'elle dit n'a de sens pour moi. Ces paroles me découragent ; je n'ai même plus l'envie de protester. « Et si je te demandais de te... transformer ? Là, maintenant. » je propose, avec un bref sourire malicieux, car même si cette situation me paraît complétement décalée, je n'ai pas le cœur d'en rire. « Je ne peux pas. Juste les nuits où la lune est pleine. » Bien sûr. Je m'en doutais. Je détourne la tête, me passe une main dans les cheveux. C'est pathétique. Tellement pathétique. Et dommage à la fois, car elle était extrêmement douée au lit. Je soupire, lui jette un dernier regard, avant d'enfiler mon jean. Je regrette presque que ce soit fini. Nous avions passé du bon temps ensemble. Si seulement elle ne s'était pas révélée être une cinglée...

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« Eleazar... Je sais que tu n'as probablement pas envie de me voir, ni de me parler. Mais j'ai besoin de toi. Je ne sais pas quoi faire. Je n'ai personne d'autre vers qui me tourner, tu comprends ? Je suis... je suis perdue et j'ai besoin d'aide... s'il te plaît. » j'écoute en boucle le message que Phényx a laissé sur mon répondeur. Sa voix faible, tremblante. Sa respiration saccadée, tandis qu'elle essaie de ne pas éclater en sanglots. D'un regard vide, je fixe mon téléphone. Cela fait deux semaines que nous avions arrêté de nous "fréquenter". Depuis le jour où elle m'avait avoué qu'elle était un loup-garou, plus précisément. Je roule des yeux. Je me sens bête et pourtant, le désespoir dans sa voix me pousse à revenir vers elle. Je ne sais pas ce qu'elle attend de moi. Le pardon ? Une confiance aveugle ? Je ne peux rien lui donner. Rien... Un vague soupir s'échappe d'entre mes lèvres. Attrapant les clés de ma voiture, je quitte l'appartement en claquant la porte. A cet instant, j'ignore ce qui m'attend... mais je sais que rien ne pourrait me faire changer d'avis, maintenant que je suis finalement décidé de la revoir. Elle m'inspire à la fois de la pitié et éveille en moi une curiosité presque enfantine. Je n'aime pas ça. Mais en dépit de tout, je veux en savoir plus. (...) Lorsque j'arrive sur le pallier, je constate avec un certain étonnement que sa porte est entrouverte, malgré l'heure fort tardive. Me raclant la gorge, je m'avance, la poussant avec prudence. « Phényx ? » je l'appelle doucement, prenant le temps de regarder autour de moi. Il me semble qu'un tremblement de terre a eu lieu dans son salon. Le chaos qui règne dans la pièce fait battre mon coeur plus vite. Un cambriolage ? Non, les objets les plus chers sont restés à leur place. Rien n'a disparu. Incertain, je m'approche de la cuisine. Il me semble que des bruits étranges en proviennent. Assise contre le mur, les genoux ramenés contre la poitrine, Phényx est en pleurs et se balance tout doucement d'avant en arrière. Elle a l'air mal en point. Et pour la première fois depuis longtemps, je ressens de la compassion. Lentement, je m'approche, m'agenouille devant elle et essaie d'enlever les cheveux emmêlés qui tombent sur son visage afin de la regarder. Entre deux sanglots, elle tente vainement de me repousser. « Non. Va-t-en, ne reste pas là. Laisse moi. » je me pince les lèvres, sans bouger. Elle sait que je ne partirai pas, mais elle refuse toujours de me regarder. « Phényx, que s'est-il passé ? Quelqu'un t'a fait du mal ? » je me surprends moi-même à entendre de la sincérité dans mes paroles. Suis-je donc en train de m'inquiéter ? De me soucier de quelqu'un d'autre que de moi-même ? « Non. » elle secoue rapidement la tête en reniflant. « Non, c'est moi. Je suis... je n'arrive plus à me contrôler... » elle a l'air de quelqu'un qui est en manque. J'ai envie de la prendre dans mes bras, mais je chasse rapidement cette idée de mon esprit. Je ne suis pas comme ça. Je m'en fiche... Pourtant, je ne peux me résoudre à partir, à la laisser dans cet état. « Phényx, qu'est-ce que tu...? » commence-je, dans une énième tentative pour l'obliger à me regarder. A bout de forces, elle ne se débat plus et relève vers moi ses yeux... qui scintillent d'un jaune doré. Des yeux d'animal. Instinctivement, je m'écarte et elle se remet à pleurer, enfouissant son visage entre ses mains. « Je suis désolée. Je n'aurais pas dû t'appeler... je suis répugnante. » je me racle la gorge, me passant une main dans les cheveux. Je ne sais pas quoi faire, ni quoi dire. Pour la première fois depuis longtemps, je me sens complétement perdu. J'ignore même si, soudainement, j'ai des hallucinations ou si tout ce qu'elle m'avait dit auparavant, n'était pas qu'un simple délire. « Laisse moi te regarder. » marmonne-je d'un ton presque autoritaire, qui me surprend presque tout autant qu'elle. Mais bornée, Phényx secoue de nouveau la tête. « Va-t-en. » Je commence à perdre patience. Poussé par la curiosité, j'essaie de prendre sa main, de la retourner vers moi afin qu'elle arrête de se cacher de moi. Mais avant même que je n'aie le temps de cligner des yeux, elle est à l'autre bout de la pièce, le dos collé contre le mur, tremblante. Je ne trouve plus les mots. Rien ne peut décrire la fascination que je ressens. L'adrénaline coulant à flot dans mes veines, je me lève, toujours aussi lentement, pour ne pas la brusquer. « Phényx, je n'ai pas peur. Je te fais confiance. » elle semble à la fois touchée et abasourdie. Sans doute aurait-elle pensé que je me serais enfui en courant, après l'avoir vu ainsi. C'est tout le contraire. Je la regarde à présent comme un véritable trésor, un trésor précieux, d'une rareté hors normes. « Je ne veux pas te faire de mal. Mais je sais que d'ici quelques minutes... je ne pourrai plus me contrôler. Je deviendrai un monstre. » la douleur qu'elle ressent me transperce, mais les idées qui fusent dans ma tête ne me laissent pas tranquille. Comme toujours, la stratégie et l'égoïsme remportent haut la main sur la compassion que je ressens pour cette petite. « Que ressens-tu, en ce moment ? Je veux dire... qu'est-ce qui a changé, par rapport à ta vie d'avant ? » « Eh bien, je... » elle bafouille, quelque peu déstabilisée par mes questions. « Je me sens plus forte, plus rapide... il y a... les réflexes et tous les sens qui se développent... j'ai parfois l'impression de me sentir... » elle s'interrompt, ayant du mal à trouver les mots. Pendu à ses lèvres, émerveillé par ce que j'entends, je souris et termine à sa place « Supérieure. » se raclant la gorge, elle finit par acquiescer. « Mais ça passe assez vite... cette sensation de pouvoir tout contrôler. L'impression que les autres ne sont que des faibles, des marionnettes... aucune sensation n'est suffisamment forte pour me faire oublier que je suis un monstre. » « Ce n'est pas une malédiction. C'est un don. Un cadeau... » je murmure, m'approchant de quelques pas, m'imaginant déjà doté de ce genre de pouvoir. Cette force. Cette puissance. Tout ce que je désire pourrait être à ma portée. Phényx continue de me fixer sans comprendre. La situation est tellement ironique ; elle est le loup, pourtant, à cet instant même, elle ressemble plus à la petite biche innocente et effrayée. Je peux essayer de la comprendre. Ma réaction dépasse toutes ses attentes. Une fois suffisamment près d'elle, je laisse mon index caresser sa joue, chassant une petite larme qui coule. « Transforme moi, Phényx. Tu n'auras alors plus peur de me faire du mal, de me blesser. Tu ne seras plus seule... » elle ouvre la bouche, mais mes paroles semblent tellement la choquer, qu'elle ne parvient pas à trouver une réponse. « Tu as perdu la raison. » finit-elle par souffler, comme si elle s'avouait déjà vaincue. « Peut-être. Sûrement même. Mais tu auras au moins la garantie de n'avoir aucun remord par la suite, puisque c'est moi-même qui te le demande. » « Tu crois que c'est facile, mais ça ne l'est pas. Vivre ainsi... Je sais que tu es ambitieux et que tu veux avoir plus de pouvoir, mais ça ne te suffira pas, crois-moi. Au contraire, ça rendra ton existence bien plus difficile. Tu t'imagines sans doute qu'une fois transformé, tu auras le droit de faire tout ce que tu veux. Que tu n'auras plus de limites. Mais c'est faux... » Pense-t-elle sincèrement que tout ce qu'elle me raconte m'intéresse ? Ou est-elle suffisamment observatrice pour avoir remarqué que je ne l'écoutais que d'une oreille, captivé par mes propres pensées et les projets que j'avais déjà. « Si tu sais à quel point je suis ambitieux, tu dois savoir que je ne reculerai devant rien pour avoir ce que je désire. » Elle finit par céder. Comme toujours. Dans une étreinte passionnée, alors que la table se brise sous notre poids et qu'on se retrouve par terre, la respiration coupée, je ferme les yeux et attend patiemment le moment où ma vie va changer. L'instant où une louve de couleur chocolat, aux yeux sombres, plongera ses crocs dans mon épaule.


Comment réagit-il quant à sa nouvelle nature ? Eleazar aime sa nouvelle nature - mieux même, il adore ce qu'il est et ne peut imaginer ce que serait devenue sa vie, s'il n'aurait pas fait ce choix, il y a des années. Cette force et cette puissance qui coule dans ses veines, ses sens aiguisés, ses réflexes, il aime ces sensations et ne se prive pas de vivre et d'apprécier sa vie de loup à 200%. Fier de ce qu'il est, de ce qu'il a pu accomplir dans sa vie, il s'offre tous les petits plaisirs de la vie, vivant dans le luxe, la richesse et le désir d'acquérir toujours plus d'autorité et de pouvoir. Il voit donc en sa venue à Beddgelert un défi à relever, un nouveau challenge qu'il prend très à cœur. Eleazar s'abandonne pleinement à ses instincts d'animal, même les jours où la lune n'est pas pleine...


Dernière édition par Eleazar L. Graham le Mar 2 Fév - 2:38, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 4:41

    GERARD
    Bref. Bienvenue & bonne chance pour ta fiche I love you
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 11:38

Gerard

Bienvenue
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 17:22

Je rêve ou je passe enfin incognito ? Laughing Cool
Bref, merci. I love you

Je pense que ce sera Gerard, finalement.
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 17:38

Ben on n'a pas beaucoup d'indices en même temps

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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 17:38

J't'ai reconnue moi Cool
Re-bienvenue I love you

Géraaard. I love you

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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 20:02

Bwouaah, j'ai trop de mal avec Gerard, il m'inspire pas.
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 20:05

Prend Simon alors ?
Mais j'trouve qu'il fait gentil moi, Simon ?

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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 20:19

Oui, moi aussi. Il colle pas à l'image que je me fais de ce perso.
J'essaie de trouver un compromis. Laughing
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 20:20

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 20:24

[...]

Mais c'est pas bête.
Un peu trop jeune, peut-être, mais c'est pas bien grave après tout.
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 20:27

Moi je trouve qu'il va bien avec l'image, et puis ça peut être un "fils de", s'il fait vraiment trop jeune

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    WHO EVER THOUGHT THE SUN WILL COME CRASHING DOWN ? My like in flames, my tears complete the pain, we fear the end, the dark as deep as river bed, my book of life incomplete without here.
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Sïnéad Aora-Rheyns
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 21:17

Je confirme vous êtes carrément folle mais j'aime ça Laughing I love you
Mmm pour se qui est de l'avatar mon dieu je n'en ai aucune idée Neutral
Je dirai peut-être jonathan rhys meyer

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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Ven 29 Jan - 22:49

Sean Faris, c'est qui celui-là ? Arrow

JRM il fait bien ambigü
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Andras C. Maleaume
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Sam 30 Jan - 1:05

Je croit que tout le monde t'as reconnu hein

Re-bienvenue et je vote aussi pour Johnathan Rhys Meyers

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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Sam 30 Jan - 1:48

VA POUR JRM.
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Sam 30 Jan - 1:49


    Ce mec, il gère trop.
    Bienvenue et bonne chance pour la fiche.
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Sïnéad Aora-Rheyns
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Sam 30 Jan - 10:47

JRMMMMM HO MY GODDDDDD
Moi qui hésitait trop avec natalie dormer pour mon deuxième personnage tu me fais hésiter encore plus!

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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Sam 30 Jan - 21:22

Merci Seífer.
Et Sky ; mais si allez, craque. On va bien s'amuser. Arrow
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Lun 1 Fév - 0:46

    JRM c'est encore mieux que Gerard

    moi j'ai pas reconnu. alors je me cache Very Happy

    Bonne chance pour le reste de ta fiche I love you
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Mer 24 Fév - 12:47

OSERAI JE DEMANDER UN LIEN PLUS TARD ?
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Dim 28 Fév - 17:16

J'espère bien.
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   Lun 1 Mar - 17:52

Ce mec est un dieu il fallait que je le dise.
Re-bienvenue donc puisque j'ai cru comprendre que tu étais déjà là
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MessageSujet: Re: ELEAZAR • i'm hurting you with everything i do   

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