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 What do you want from me ? ANDRAS.

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BRHAPS
SALLY Ω Here come complications.
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WOULD YOU TAKE MY HAND ?
Les relations c'est très important:
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MessageSujet: What do you want from me ? ANDRAS.   Jeu 16 Déc - 22:45

    Humidité. Chaleur. Pluie. J’étais allongée sur le tapis en fourrure, à côté du canapé, à quelques millimètres du sol, les yeux fermés. Mon cœur bâtait tellement vite qu’il aurait pu jouer les basses d’une symphonie orchestrale. Je sens la pluie au dehors, comme s’il pleuvait à l’intérieur. Sauf que ce n’est qu’un sixième sens un peu curieux qui me permet de ressentir les gouttes d’eau qui se déversent sur la ville depuis près d’une heure, comme si elles tombaient directement sur ma peau brulante. J’ai mal à la tête, et les idées troubles, terriblement troubles. Je sais très bien pourquoi. Hier, c’était la pleine lune. Ce qui signifie que j’ai probablement passé la soirée à courir dehors comme une tarée, inconsciente de mes propres gestes. Je me mords la lèvre pour éviter de pleurer. Et si j’avais tué quelqu’un cette nuit ?
    Tous les mois la même angoisse, la même peur. Et le même désir de vengeance, surtout. J’ai tellement envie de le tuer, que ça me ronge de l’intérieur. Sauf que j’ai aussi terriblement envie de comprendre, d’avoir la justification, la logique, de lui pardonner.

    Je me suis relevée d’un coup, me dirigeant vers la cuisine pour prendre une bouteille d’eau, qui trainait dans le frigidaire. Je l’ai avalée d’un trait, laissant la fraicheur de l’eau cristalline me rafraichir la gorge, puis le cœur, et l’estomac. J’avais tellement chaud que j’aurais pu prendre un bain glacé, ça n’aurait rien changé. J’ai envoyé bouler la bouteille plus loin, je n’avais pas la tête au rangement pour l’instant. L’appartement me semblait vide, mais ça n’était pas plus mal, pour une fois que je ne le retrouvais pas complètement en miettes.

    J’ai attrapé mon imper et l’ai enfilé, vêtue d’un jean et d’un débardeur comme je l’aurais été en plein été. Mon téléphone portable vibrait sur la console dans l’entrée, affichant le prénom de ma sœur, qui tentait de me joindre depuis au moins trois mois maintenant. Je ne la rappelais jamais, mais elle continuait d’essayer, désespérément, inlassablement. J’avais tellement de peine que je n’osais pas changer de numéro de téléphone mais je savais très bien que pour son propre bien, plus je resterai loin d’elle, mieux elle se porterait.
    Pour l’instant, il fallait que j’aille dans le centre du village, pour tenter de déterminer si des choses anormales ou graves c’étaient déroulées cette nuit. J’ignorais combien de Loups-Garous rodaient autour de Beddgelert, étant donné qu’il y avait de ça six mois j’ignorais jusqu’à leur existence, mais je savais que les catastrophes régulières et récentes ne trouvaient leur explication que dans ces phénomènes récurrents de transformation. Ce qui m’inquiétait vraiment, c’était de savoir si j’avais pu faire du mal à quelqu’un, même si c’était sans le vouloir bien entendu.

    Je n’ai pas pris les clés de ma voiture, songeant que marcher, même sous la pluie, me ferait le plus grand bien. J’avais une mine affreuse, les traits d’une morte ou presque, et à peine avais-je fait un pas dehors que la pluie avait déjà eu raison de moi, trempant mon imper et mon pauvre débardeur. Peu m’importait, tant qu’elle réussissait à refroidir un peu la température de mon corps, et par la même, à ralentir mon rythme cardiaque.
    J’ai marché le long de la route. J’habitais une maison excentrée du reste du village, par choix, parce que j’aimais le calme. J’appréciais d’autant plus ce choix maintenant que j’étais un Loup-Garou fou furieux une fois par mois. La forêt constituait un repère de choix, calme et rassurant. Du moins pour moi, sans doute légèrement moins pour les humains sans défense qui s’aventuraient par là les soirs de pleine lune.

    Je me suis arrêtée brusquement lorsque j’ai senti une odeur inhabituelle, troublante, mais néanmoins un peu familière. Je me suis retournée, sondant rapidement les bois autour de moi. « Il y a quelqu’un ? » ai-je demandé, la voix posée bien que légèrement tremblante.

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    WHO EVER THOUGHT THE SUN WILL COME CRASHING DOWN ? My like in flames, my tears complete the pain, we fear the end, the dark as deep as river bed, my book of life incomplete without here.
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